Le président de la République, le général Mamadi Doumbouya, veut imposer une nouvelle exigence dans la gestion des ressources publiques : chaque franc dépensé par l’État devra désormais pouvoir être justifié par un résultat concret.
Lors du Conseil des ministres tenu jeudi 3 septembre au palais présidentiel, le chef de l’État a fermement rappelé ses ministres à leurs responsabilités. Son message vise directement les pratiques susceptibles d’alourdir les dépenses sans produire de valeur pour l’économie nationale.
« Je ne tolérerai ni le gaspillage, ni la dépense de prestige, ni les marchés attribués en marge des procédures », a-t-il déclaré, selon le compte rendu du Conseil des ministres.
Cette mise en garde intervient alors que le gouvernement affirme avoir mobilisé des financements privés d’une ampleur inédite. Pour Doumbouya, cette confiance du secteur privé constitue désormais une obligation de résultats.
La ligne présidentielle est claire : les ressources publiques doivent financer des projets utiles, mesurables et vérifiables, et non des dépenses sans impact économique identifiable.
Au-delà du discours politique, l’enjeu est donc budgétaire : améliorer l’efficacité de la dépense, renforcer la transparence des marchés publics et transformer les financements mobilisés en résultats tangibles pour l’économie guinéenne.
Daouda Yansané