Un nouveau système de paiement est né en Guinée. La cérémonie de lancement a eu lieu ce mercredi 22 juillet, dans l’une des salles de conférence de la Banque centrale de Guinée.
Présent à cette cérémonie, le Premier ministre, Amadou Oury Bah, a présenté cette initiative comme un levier stratégique de stabilité économique, tout en insistant sur l’impératif de bâtir une infrastructure numérique capable de résister aux cybermenaces.
Selon lui, les difficultés économiques traversées par la Guinée depuis son indépendance sont étroitement liées aux déséquilibres observés dans la gestion de la masse monétaire et de la politique monétaire. Ces fragilités, a-t-il soutenu, ont souvent précédé ou accompagné les crises politiques et sociales qu’a connues le pays.
Pour le Premier ministre, la modernisation des moyens de paiement dépasse ainsi le cadre d’une simple innovation technologique. Elle représente une réforme structurelle susceptible de renforcer la stabilité du système financier, d’améliorer la fluidité des échanges économiques et d’accompagner la transformation de l’économie guinéenne.
Selon le chef du gouvernement, la réforme s’inscrit dans la stratégie de transformation économique engagée par les autorités et traduit une volonté politique de moderniser durablement les services financiers du pays.
Si la digitalisation des paiements ouvre des perspectives importantes en matière d’inclusion financière et d’efficacité des transactions, elle expose également le système financier à de nouveaux risques , a insisté Bah Oury qui a ainsi fait de la cybersécurité un enjeu central de cette transformation.
S’adressant au ministre de l’Économie numérique, de l’Innovation et de la Communication, il a appelé à un renforcement des capacités nationales en matière de protection des infrastructures numériques.
Daouda Yansané