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Financements de la BID : la Guinée peine toujours à améliorer sa capacité d’absorption (Coulisses).

L’assemblée annuelle de la Banque islamique de développement (BID) se poursuit à Bakou, la capitale de l’Azerbaïdjan.

Au-delà des rencontres officielles e. Au-delà des discours protocolaires, beaucoup de choses se passent en coulisses, loin des regards indiscrets.

Lors des échanges avec les responsables de cette institution financière, au gré d’un agenda souvent dicté par la disponibilité des parties et l’importance des sujets à débattre, les langues se délient. Les vérités sont dites sans détour et les critiques les plus acerbes jaillissent des discussions.

Dans le cas de la Guinée, les partenaires de la BID s’étonnent que le pays ne parvienne toujours pas à améliorer sa capacité d’absorption des financements destinés aux projets structurants.

Selon nos sources , malgré un portefeuille de plus de 600 millions de dollars depuis plus de six ans et une intention d’investissement clairement exprimée à hauteur d’un milliard de dollars, la Guinée n’a pu décaisser que moins du tiers des fonds disponibles, soit environ 200 millions de dollars.

Plus préoccupant encore,  s’alarment nos interlocuteurs ,  la BID attend toujours l’étude de faisabilité relative à la construction de l’autoroute reliant Kagbélen à Tanènè sur une distance d’environ 100 kilomètres. Alors que les fonds sont disponibles pour réaliser cette infrastructure.

 

« Le financement de ce projet, comme de nombreux autres pour lesquels nous avons manifesté un grand intérêt, est disponible. Mais il appartient à la Guinée de nous fournir l’étude de faisabilité. Malheureusement, c’est une étape que les autorités ne parviennent pas à franchir. C’est regrettable, car nous serons contraints de réorienter ces fonds vers d’autres pays capables de les mobiliser et de les utiliser », nous a confié, sous couvert d’anonymat, un cadre de la BID lors d’un échange informel dans les couloirs du centre de conférence de Bakou, où se tient l’assemblée annuelle de l’institution.

Annoncer des financements est une chose ; les rendre effectivement disponibles et les décaisser en est une autre. C’est un défi majeur auquel la Guinée doit s’attaquer rapidement si elle veut tirer pleinement profit des opportunités offertes par ses partenaires au développement.

De Bakou,

Mognouma