La salle B4 du splendide centre de conférences de Bakou a vibré, dans la matinée de ce mardi 16 juin, au rythme du discours du président de la délégation guinéenne à la 51ᵉ Assemblée annuelle de la Banque islamique de développement (BID) pour le 8ème dialogue des objectifs du du développement durable ( ODD) .

Longuement applaudi par un auditoire séduit par la qualité de son intervention, prononcée en anglais afin d’être mieux comprise, Ismaël Nabé a rappelé que, dans le contexte mondial actuel, aucun pays ne peut atteindre seul les Objectifs de développement durable (ODD).
Selon lui, « l’avenir du financement du développement dépendra de plus en plus de l’intégration régionale, de la coopération Sud-Sud et des partenariats stratégiques ».

Le ministre guinéen a ainsi invité ses homologues et les partenaires financiers de la BID à relever le défi de dépasser les paradigmes traditionnels, en allant au-delà de l’aide classique, des projets fragmentés et des instruments de financement isolés.
Il a exhorté les participants à bâtir une architecture de financement à la hauteur des ambitions communes.
« Les ODD ne sont pas seulement un agenda mondial. Ils constituent une promesse faite à nos peuples : une promesse d’opportunités, une promesse de dignité et une promesse de prospérité partagée. Faisons preuve de courage et de créativité pour concrétiser cette promesse », a-t-il déclaré.
Dans un ton ferme et empreint de conviction, Ismaël Nabé s’est également adressé aux principaux partenaires de la BID ainsi qu’aux personnalités du monde de la finance et de l’économie présentes dans la salle :
« Sous l’impulsion de Son Excellence Mamadi Doumbouya, Président de la République de Guinée, nous avons adopté SIMANDOU 2040, notre programme national de transformation pour les quinze prochaines années.
Ce programme repose sur une conviction simple : les ressources naturelles, à elles seules, ne créent pas la prospérité. Ce sont les institutions, le capital humain, les infrastructures, l’innovation et le financement qui la créent.
Notre objectif n’est donc pas simplement de mobiliser davantage de ressources, mais de mobiliser de meilleures ressources : des ressources capables d’attirer les investissements privés, d’abaisser le coût du capital, de renforcer les chaînes de valeur régionales, de créer des emplois, d’accroître la résilience et d’accélérer la transformation structurelle. »
Les travaux se poursuivent avec un agenda particulièrement chargé pour la délégation guinéenne, qui multiplie les rencontres afin de consolider et de mobiliser des financements en faveur des projets de développement du pays.
De Bakou,
Mognouma